• Peinture 08-09

     

     

    Adeline Carrion Plasticienne

    Lima
    , acrylique sur toile, 300 x 200 cm.

     

    Mon travail artistique ne commence pas à une date précise, j'ai toujours observé les peintures anciennes et contemporaines avec de l'admiration et toujours essayé de créer des images aussi fortes et profondes que celles que j'admire. La présentation que je vais faire de mon travail commence avec cette peinture, elle a été un élément clé, un passage. En effet, auparavant je travaillais le paysage en lien avec le corps à travers la sérigraphie et des images copiées et collées sur la toile. Cherchant à travailler la simplicité et l'efficacité dans mon travail de représentation de lieux et d'espace et désirant coller au réel, je me suis inventé une technique de représentation ; je travaille ici couche par couche suivant les quatre types d'encre d'impression, cyan magenta, jaune noir. Ce processus restera jusqu'à aujourd'hui dans ma pratique. Ce choix est dû au fait que les images sont prélevées dans la presse ou d'internet, et que pour les travailler je passe par l'impression. Durant cette période je travaillais les points de trames en les exagérant afin de donner de la vibration à la toile, à l'image du séisme que ce paysage a subit.

     

     

    Adeline Carrion Plasticienne

    Marseille
    , acrylique sur toile, 270 x180 cm.

    Adeline Carrion Plasticienne

     


    Adeline présentation


    Adeline présentation

    Nantes, acrylique sur toile, 270 x180 cm.

     

    Adeline présentation

    Frontière, Suisse, Italie, Acrylique sur toile, 270 x 180 cm. 

     

    Les images que nous offrent Google Earth nous permettent aussi de nous projeter dans un espace au-delà des frontières. On se projette toujours dans une forme d'illusion. On s'approche avec le zoom mais pas indéfiniment, les images se floutent et se pixelisent, l'espace devient trouble et inaccessible.

    Nantes est la réponse à une commande du conseil général pour orner la palissade du chantier du conseil général de la ville de Nantes. L'espace central laissé vierge n'est autre que l'espace du chantier même à venir. La paysage alentour est en composition ou recomposition, les strates de couleur et les décalages du travail de la projection renvoie davantage au caractère de l'image plane et sans profondeur. Notre désir de pénétrer de nouveaux lieux reste frustré par la platitude de l'écran nous ramenant à notre réalité terrestre fini, à nos limites. La paysage de Marseille est réalisé avec les mêmes techniques. Marseille, ville aimant pour des milliers de migrants. Ce travail est accompagné d'une pièce sonore ; la voix d'un étranger qui lit un article officiel sur les possibilités et impossibilités des migrants à franchir les frontières de l'Europe. Il a un accent très marqué, il a des difficultés à lire ce qui rend la piste sonore presque incompréhensible. La communication avec le spectateur ne passe pas.

    Frontière Suisse, Italie, France, représente ce point où les trois pays se rencontrent. Chaque ressortissant des pays choisissent les images à fournir à Google Earth, En France, il s'agit d'image de l'été, en Suisse de l'hiver, la ligne jaune matérialise la frontière. Dans la continuité du travail de Marseille et de Nantes, la composition est plus floue moins déterminée par un cadre, l'espace de projection s'étend. La frontière n'est jamais qu'une ligne fixe, mais elle est mouvante et perméable, une frontière est un espace large, une terre qui se conquiert.




    Adeline Carrion Plasticienne

    Lac Titicaca
    , acrylique sur toile, 210 x 120 cm (chaque).

    Le lac Titicaca remue comme une mer intérieure et semble infranchissable surtout les jours d'orage. Sombre horizon pour tout ceux qui tenteraient d'échapper à leurs conditions au Pérou ou en Bolivie. La frontière, lieu de projection et d'espoir. Projection mentale ou projection réelle, le panorama photographique qui m'a servit de source pour réaliser cette peinture a été projeté sur la toile. Il y a plusieurs photographies qui ont été assemblée les unes aux autres. Le décalage entre le format de l'écran d'ordinateur et la projection puis le décalage entre la taille de projection et le format du châssis est matérialisé par des marques de « collages picturaux ». L'espace est rendu plan, la profondeur est presque ramenée à la verticale rappelant l'écran où l'on se projette mais qui reste un mur d'illusion infranchissable.

    Adeline Carrion Plasticienne


    Pomenzi, série de cinquante photographies, 15 m.

  • Adeline Carrion Plasticienne

     

    Fenêtre. Acrylique sur papier. 180 x 350. 

    4 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique